
Newsletter n° 2026 - semaine 04 du samedi 24 Janvier
La RSE, c'est à la mode
La RSE, c'est à la mode ! ah bon ?
Vous avez vos priorités : livrer, encaisser, tenir vos engagements, développer votre activité.
Pendant ce temps, le monde bouge :
Vos clients changent leurs grilles de sélection.
Vos banques intègrent de nouveaux critères dans leurs décisions de financement.
Certains de vos concurrents commencent à structurer leur démarche RSE parce qu'ils ont identifié un risque commercial et financier.
Ce texte a un objectif : vous montrer ce qui est déjà en cours, avec des faits et des chiffres, pour que vous puissiez décider en connaissance de cause.
NB : vous l’aurez compris, si vous êtes déjà un spécialiste de la RSE ou une grande entreprise, cet article n’est pas pour vous. Cet article est destiné aux ME (microentrepreneur effectif de moins de 10 personnes) et aux TPE/PME (effectif de moins de 250 personnes), concernées par la VSME (Norme Volontaire de rapport durable pour les TPE et PME).
Mais, cela peut servir de source d’inspiration, je l'espère ! Je vous laisse juge.
Voyons :
1. Vos clients vous sollicitent déjà
2. La performance RSE ne se traduit pas encore en business
3. Les banques intègrent les critères ESG dans leurs décisions de financement
4. La directive Omnibus protège les PME… à condition qu'elles connaissent le standard VSME
5. Ce que vos concurrents sont en train de faire
6. Les opportunités que vous pouvez saisir
7. Et maintenant ?
Mon WEBINAIRE pour se former et gérer ses activités avec les questions ESG / RSE
Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
Selon le baromètre Orse-Bpifrance-PwC 2022, 82% des PME et 91% des ETI sont sollicitées par leurs clients sur des sujets RSE. Même les TPE ne sont pas épargnées : 50% d'entre elles reçoivent des demandes d'informations sur leurs pratiques environnementales, sociales ou éthiques.
Les sujets les plus demandés : gestion des déchets, santé-sécurité au travail, éthique, relations et conditions de travail. Mais deux thématiques ont fortement progressé entre 2020 et 2022 : la consommation énergétique et le bilan carbone (+18 points), ainsi que les droits humains (+12 points).
gestion des déchets,
santé-sécurité au travail,
éthique,
relations et conditions de travail.
Et deux thématiques ont fortement progressé entre 2020 et 2022 : la consommation énergétique et le bilan carbone (+18 points), ainsi que les droits humains (+12 points).[
la consommation énergétique et le bilan carbone (+18 points),
ainsi que les droits humains (+12 points).
33% des fournisseurs sont maintenant évalués via une évaluation extra-financière formelle, contre 16% en 2020. Cette progression montre que les questionnaires RSE et les évaluations type EcoVadis ne sont plus réservés aux très grandes structures.
Les grandes entreprises soumises à la directive CSRD doivent désormais documenter leur chaîne de valeur : impacts directs et indirects, risques climatiques, émissions de gaz à effet de serre sur l'ensemble de la chaîne (scope 3). Pour répondre à leurs propres obligations, elles ont besoin d'informations de la part de leurs fournisseurs, même de taille modeste.
70% des fournisseurs reconnaissent d'ailleurs que ces sollicitations sont pertinentes compte tenu de leur contexte et de leurs enjeux business, contre 62% en 2020. Autrement dit : la majorité des entreprises sollicitées comprend désormais pourquoi on leur pose ces questions.
Cependant, la performance RSE ne se traduit pas encore en business et on ne peut que constater un véritable décalage.
46% des fournisseurs déclarent que leurs clients ne reconnaissent pas leur performance RSE à travers le maintien de contrats ou l'obtention de nouveaux marchés. Et 70% d'entre eux constatent que leur performance environnementale ou sociale n'est pas valorisée dans le prix de vente de leurs produits ou services.
Ce constat s'est d'ailleurs confirmé dans la 3e édition du baromètre Orse 2025 : 59% des fournisseurs estiment qu'il existe une dissonance entre les ambitions RSE affichées par leurs clients et leurs pratiques commerciales réelles. En clair : on leur demande des efforts, mais on ne les rémunère pas pour cela, et on ne leur garantit pas de contreparties commerciales.
Ce décalage crée une tension : les TPE et PME se sentent écrasées par des exigences disproportionnées, sans reconnaissance de leur contexte ni de leur engagement. Près de 40% des répondants au baromètre 2025 dépendent économiquement d'un ou deux clients, ce qui rend leur situation encore plus fragile.
Les banques françaises ont toutes publié des trajectoires de décarbonation et des objectifs de neutralité carbone à horizon 2050. Pour y parvenir, elles doivent évaluer l'empreinte carbone de leurs portefeuilles de crédit et réorienter leurs financements vers des activités plus durables et résilientes. Concrètement, cela se traduit par :
Des questionnaires RSE intégrés aux dossiers de financement, avec parfois des bilans carbone demandés.
Des prêts verts dédiés au financement de projets de transition écologique.
Des prêts indexés sur la performance ESG, dont le taux d'intérêt varie en fonction de l'atteinte d'objectifs de durabilité.
Ces prêts indexés sur la performance ESG fonctionnent avec un mécanisme de bonus/malus, généralement de +/- 5 points de base pour les prêts bancaires. Les banques exigent que l'entreprise mesure chaque année ses émissions de gaz à effet de serre (scopes 1, 2 et 3), démontre une trajectoire de réduction, et fasse vérifier ces données par un tiers indépendant.[
L'exemple du Groupe Bel en 2022 est parlant : l'entreprise a conclus un emprunt indexés sur la performance ESG de 315 millions d'euros, dont les conditions de financement sont indexées sur des objectifs climat (réduction GES, diagnostics carbone auprès des producteurs de lait, qualité nutritionnelle).
Pour les PME, l'enjeu est clair : les entreprises qui adoptent des pratiques responsables alignées avec les critères ESG renforcent leur profil de risque et améliorent leur accès au crédit, souvent à des conditions plus avantageuses.
À l'inverse, les entreprises qui ne peuvent pas documenter leur démarche ESG risquent de voir leur dossier de financement moins bien noté, voire refusé dans certains secteurs sensibles (énergies fossiles, déforestation, violations des droits humains).[
Il y a une bonne nouvelle dans ce paysage réglementaire : la directive européenne Omnibus a introduit un mécanisme appelé "Value Chain Cap" (plafonnement de la chaîne de valeur).
Ce mécanisme interdit formellement aux grandes entreprises soumises à la CSRD d'exiger de leurs fournisseurs de moins de 1000 salariés des informations allant au-delà du standard VSME (Voluntary Standard for SMEs).
Autrement dit : si vous êtes une PME ou TPE, vos clients soumis à la CSRD ne peuvent plus vous submerger de questionnaires "sauvages" et disproportionnés. Ils doivent se limiter aux informations prévues par le cadre VSME.
Mais pour que cette protection joue en votre faveur, il faut que vous connaissiez ce standard, cette norme, et que vous soyez en mesure de fournir les informations qu'il prévoit.
Si vous ne le faites pas, vous restez vulnérable aux demandes de vos clients, sans cadre de référence pour négocier ou refuser des exigences excessives.
Pendant que certains dirigeants se demandent encore si la RSE est leur sujet, d'autres ont déjà commencé à structurer leur démarche.
Ils n'ont pas créé de service RSE. Ils n'ont pas embauché de consultant à temps plein. Ils ont simplement décidé de traiter le sujet comme un enjeu business, avec un minimum de structure :
Quelques indicateurs clés (énergie, déchets, sécurité, climat social, achats).
Une position claire sur leur démarche, formalisée dans un document court.
La capacité à répondre aux questionnaires clients et banques sans improvisation.
Et cela change trois choses pour eux :
Auprès des banques : quand ils demandent un financement, ils peuvent montrer qu'ils maîtrisent leurs risques ESG. Ils accèdent à du financement à meilleur taux.
Auprès des grands comptes : quand ils répondent aux questionnaires RSE ou aux évaluations EcoVadis, ils ne disent pas "on ne sait pas" ou "c'est prévu pour plus tard". Ils répondent. Ils restent dans la course.
Auprès de leurs équipes : ils peuvent montrer qu'il y a une direction, une intention, une cohérence. C'est aussi un signal pour attirer et garder des talents.
Ces entreprises ont juste choisi de ne pas attendre.
La RSE peut devenir un élément de différenciation commerciale. Non pas parce que vous serez "l'entreprise la plus verte" ou "la plus éthique" de votre secteur.
Mais parce que vous deviendrez l'entreprise fiable : celle qui simplifie la vie de ses clients au lieu de la compliquer. Selon le baromètre Orse-Bpifrance-PwC, les fournisseurs qui intègrent des pratiques RSE structurées bénéficient de plusieurs avantages concrets :[
Au niveau opérationnel : viabilité à long terme des modèles, performance accrue, réduction des coûts (énergie, déchets).
Au niveau des marchés : accès à de nouveaux marchés, technologies, modèles économiques, avec potentiellement des accroissements de parts de marché et de marges.
Au niveau de la réputation : valeur ajoutée, différenciation, fidélisation clients, amélioration de l'image de marque.
Au niveau des financements : valorisation par les investisseurs qui réorientent leurs capitaux vers des acteurs ayant des pratiques durables.
Si vous êtes capable de répondre simplement et clairement aux demandes ESG de vos clients, vous devenez l'interlocuteur sérieux, prévisible, documenté.
Vos concurrents qui n'y auront pas accédé seront perçus comme des risques opérationnels.
Vous serez perçu comme la solution.
Ce deuxième texte avait un objectif : vous montrer que la RSE n'est plus une "tendance" ou un "sujet de communication" mais un élément structurant de la relation client-fournisseur, des décisions de financement, et des critères de sélection.
Les chiffres sont là :
82% des PME sollicitées. (BPI France)
70% des fournisseurs qui reconnaissent la pertinence de ces sollicitations.
Des banques qui intègrent les critères ESG dans leurs décisions de financement.
Des petites entreprises qui perdent des contrats faute de réponse ESG.
Vous avez maintenant deux options :
Continuer à observer et ajuster jusqu'à ce que la pression devienne trop forte. À ce moment-là, vous serez en retard, et il faudra structurer en urgence.
Décider maintenant d'avoir une démarche simple et proportionnée, avant que ce ne soit une urgence. À ce moment-là, vous aurez du temps, vous pourrez construire à votre rythme, et vous serez prêt le jour où un client important, une banque ou un partenaire vous posera la question.
En attendant la semaine prochaine, je vous propose de nous retrouver ce vendredi 30 janvier à 8h30 pour déjà approfondir ces questions.
S'informer et se former étant pour moi la première étape inéluctable d'un parcours qui nous attend tous et que beaucoup tout de même ont déjà entamé : Se former et gérer ses activités avec les questions ESG / RSE
Beaucoup de dirigeants de petites structures oscillent entre deux extrêmes : ne rien faire en attendant d’y voir clair, ou se lancer dans des démarches complexes et coûteuses, calquées sur celles des grands groupes.
Ni l’une ni l’autre de ces options n’est adaptée.
Laisser dormir le sujet en pensant être « définitivement tranquille ».
Empiler des actions RSE sans indicateurs ni cadre.
Acheter des solutions hors de prix, surdimensionnées pour la taille de l’entreprise.
Je vous propose d'en parler le vendredi 20 janvier à 8h30 avec
Comment disposer, de vos indicateurs ESG* adaptés, en un rapport prêt à être publié avec la méthode M.I.A. ...
Dites STOP aux avalanches de questionnaires des clients et fournisseurs
Accédez à des financements plus favorables
Répondez aux demandes des marchés publics
En conformité avec la norme VSME
...
| SANS COMPLEXITE | SANS SURCOÛT | ET SANS PERTE DE TEMPS
Voici le lien pour vous inscrire :
La semaine prochaine nous examinerons concrètement comment passer d'un "je verrai plus tard" à un plan simple sur 12 mois.
Sans créer de service RSE, sans embaucher d'expert à temps plein.
Juste un cadre clair, proportionné, et opérationnel.
En attendant, je compte sur vous ce prochain vendredi 30 janvier.
à bientôt dans un prochain post : pour en savoir plus, continuer à se former, échanger les bonnes pratiques et changer nos habitudes.
Transition écologique signifie avant tout Transformation des modes de vie.
Bonne semaine !
N’hésitez pas à vous abonner et à liker bien sûr.
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